Miel, nectar volé

Lever le voile de l'illusion sur cette pratique

L'apiculture, la création d'un mythe d'exploitation

Si vous me suivez sur insta en ce moment, j'y dédie une semaine complète dédié à l'abeille j' y partage mes découvertes et alternatives. Lors de cette article, je ne m'attarderais que très peu sur la nuance, #notallApiculteurs ne sera pas de la partie, tout simplement parce qu'il est très difficile de savoir les pratiques de ces exploitants. Et même s'il existe des Apiculteurs qui ne pratiquent pas toutes ces atrocités, il ne s'agit pas de ce focus sur des épiphénomènes pour justifier une telle exploitation. Je ferais néanmoins la différence entre l'exploitation bio et non bio, au niveau des produits utilisés et des usages. Cet article a une visée avant tout informative et à pour but d'éclater le jargon apicole qui se brosse franchement dans le bon sens du poil. L'abeille et l'apiculteur ne travaille pas de concert, mais il l'exploite, l'asservit et la trompe par la ruse. Dans cet article, j'y exposerais une vulgarisation du fonctionnement de l'abeille et des techniques apicoles.

La pollinisation est d’une importance capitale pour la production agricole. On chiffre ce service rendu par les pollinisateurs à 153 milliards de dollars, ce qui équivaut à 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. Les abeilles sont les acteurs majeurs de cette activité, que ce soit les abeilles domestiques ou sauvages.

Le fonctionnement de l'abeille et son rythme naturel.

La colonie se compose :

-une reine, la mère pondeuse, elle peut vivre le plus souvent 3 ou 4 ans parfois 5. Ses sorties de ruches  seront extrêmement rares. Lors de ses premiers jours d'existence, elle sortira pour un ou plusieurs jours de fécondation, et une ou plusieurs saison plus tard si la colonie essaime, c'est à dire qu'elle se divise, c'est la vieille reine qui quittera la ruche avec environ la moitié de la population pour aller fonder une colonie ailleurs.

Toute sa vie elle sera nourrie avec de la gelée royale, elle émet un certains nombre de phéromones qui participent à la régulation de la vie sociale de la ruche. Elle a la capacité d'inhiber le désir sexuel des autres abeilles héhé ! 

 

-les mâles, quelques centaines voir 3 milliers par ruche /les faux-bourdons. Ils sont présents dans la ruche à partir du printemps jusqu’en début d’automne, absents l’hiver. 
Rôle : assurer la fécondation de jeunes reines au printemps et plus rarement l’été. Ils participeraient aussi au maintien de la température dans la ruche. Durée de vie : 2 à 3 mois, de fin mars à septembre.

-Les ouvrieres, le plus grand nombre d’individus qui composent la colonie, de 15000 (pour les petites colonies) à 80000 avec une moyenne de 60000. Ce sont des femelles dont les organes de reproduction sont non développés.
Rôle : elles assurent par leur différentes tâches, la vie de la colonie..
Durée de vie : 4 à 6 semaines sauf l’hiver : 3 à 4 mois (abeilles d’hiver).

L'essaimage

Les colonies se reproduisent par essaimage. Au début du printemps, quelques cellules à reine sont édifiées. Peu de temps avant la naissance des reines, l’ancienne reine quitte la ruche avec la moitié des effectifs de toutes les catégories d’ouvrières pour former un essaim : au moment du départ, toutes les ouvrières se sont gavées le jabot de provisions et, trop obèses, elles ne peuvent pas piquer : un essaim est donc inoffensif, et le reste en principe tout le temps de son voyage. L'essaim cherchera a trouver un autre abri pour établir sa ruche ou, plus rarement en créera une ex nihilo sur les branches d'un arbre, sur une falaise ... Dans la ruche, la première reine qui naît tue immédiatement toutes ses rivales, qui sont encore dans leurs cellules. Il ne peut en effet y avoir qu’une reine par colonie. Une semaine plus tard, elle effectue son premier vol nuptial. Une colonie peut produire, entre le début du printemps et le début de l’été, jusqu’à trois essaims.

 

Nourriture de l'abeille 

Les abeilles se nourrissent de miel, de pollens stocké appelés pain des abeilles, et la reine se nourrit uniquement de gelée royale.

Elle se nourrissent également de nectar des fleurs, ainsi que de miellat. Issu de la sève de certains arbres et même exceptionnellement certaines céréales.

QUELQUES NOTES A RETENIR SUR IELS:

-pendant des années les apiculteurs ont pensé que la reine était un roi.

-l'abeille ne possède pas de vaisseaux sanguins. Les trachées et tracheoles vehicule l'oxygène et les organes baignes dans l'hémolymphe. 

- son coeur possède 5 ventricules.

-l'abeille est très propre et élimine toujours ses dechets en dehors de la ruche

SECRETIONS DE LA CIRE 

La cire qui permet de construire les rayons de la ruche est une production de l'abeille et non une récolte.  Elle est blanche et fond  à 64°. Elle provient de glandes cirières situées dans l'abdomen des ouvrières. Il faut que l'abeille ait consommé du nectar et du pollen pour en fabriquer.

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Le dard de l'abeille , l'appareil vulnérant.

Il comporte :

-Deux soies barbelées très pointues, dentelées, elles coulisse à l'intérieur d'une pièce renflée : le gorgeret.

- les glandes à venin.

Dans nos peaux élastiques, les barbelures ne peuvent se retirer et, en repartant, l'abeille perds ses entrailles  et meurt peu après . Ce n'est pas le cas lorsqu'une abeille pique un autre insecte, la carapace de chitine de retenant pas le dard. Le dard de la reine est lisse et non barbelée, elle l'utilise uniquement pour combattre d'autres reines concurrentes ( source: support de cours d'apiculture 2018 rucher ecole Jardin du Luxembourg.)

L'habitat naturel de l'abeille.

Il peut être un abri naturel, une cavité, une saillie dans une roche, un arbre creux. Il existe plusieurs modèles de ruches, réalisés en sapin, pin ou épicéa.

La ruche est une construction artificielle crée par l’homme dans le but d’attirer un essaim en vue de le faire produire et donc de récolter le miel. 

Maintenant que vous êtes au courant des bases, c'est parti pour l'apiculture . 

S'il faut bien intégré une chose ou deux sur l'apiculture, c'est qu'il resulte de l'exploitation des abeilles. On entend très souvent que l'apiculteur est l'ami des abeilles, il les soigne les nourrisse, il sauvegarde la biodiversité. Le miel, la propolis, la gelée royale, appartiennent aux abeilles, elles en ont besoin pour survivre. "Les abeilles sont en effet victimes d’une exploitation que seul un rapport de domination permet de maintenir." Et clairement, il n'est pas question de se contenter de peu aujourd'hui. Tout le monde veut son miel, sa gelée royale, propolis, cire. A partir du moment où il est commercialisé (et encore ) comprenez bien que l'apiculteur ne prend pas juste ce qu'il faut ( où du moins selon lui). Quand la nature devient un moyen d'enrichissement régit par la production, il faut s'aligner. Hélas ici, ce sont les abeilles, les ouvrières, tromper pour être poussées à toujours plus de production.

Dire que les abeilles ne sont pas d’accord pour partager leur production est un euphémisme. Toutes sont prêtes à mourir pour la protéger. Comme vu précédemment avec leur dard bloqué dans la peau par ses barbelures.

La mort des abeilles

Le ministère de l’Agriculture indiquait en 2009 que 69 600 apiculteurs exploitaient 1,4 million de ruches. Celles-ci ont produit 18 000 tonnes de miel en 2007, alors que les Français en consomment 40 000 tonnes par an. Et pourtant, les pollinisateurs disparaissent. La situation est dramatique. Les populations d’abeilles domestiques ont chuté de 25 % en Europe entre 1985 et 2005.
Ces derniers hivers, la mortalité de ces populations était de 20 % en moyenne en Europe, voire de 53 % dans certains pays.

 

Bien que les causes et conséquences de la disparition des abeilles soient multiples on ne parle que très peu de leur exploitation. Or, elle joue un rôle dans la surmortalité des abeilles. 

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1. Eugénisme

L’apiculture préserve l'apiculteur de la douleur des piqûres d’un "cheptel populeux, agité, voire agressif". En même temps que l'évolution des méthodes d'apicultures et de sa modernisation, les abeilles ont commencé à être sélectionnées génétiquement. Les combinaisons, chapeaux, gants ne suffisent pas toujours. Les piqûres quotidiennes éprouvent le personnel des grands apiculteurs, dont le recrutement semble avoir toujours été difficile.

La recherche d’un accroissement de productivité des abeilles dites douces est opérée par croisements afin d’obtenir des lignées plus dociles appelées Buckfast. En France, l'abeille autochtone est l'abeille noire, considérée comme très aggressive dans les terres. Pour plusieurs raisons comprenant le confort de l'apiculteur, on utilise de plus en plus ce type d'abeille ayant subit une sélection génétique menée par la main de l'Homme.

 

Celle-ci a besoin d’une grande quantité de provisions et est très gourmande. En effet, elle a tendance à consommer beaucoup de nourriture, ce qui implique de la part de l’apiculteur, une surveillance régulière des réserves, et ce durant toute la période hivernale. Ayant des besoins plus grands, et comme pour les autres abeilles d'ailleurs, on lui prélève quand même son miel et on la nourrit d'eau et de sucre Candi. Sympa l'échange de mauvais procédés.

Je me permets de parler d'eugenisme car le discours des professionnels étudient les comportements de chaque race et participent à la recherche de la création d'une race pure. Plus résistante aux pesticides comme au parasites elles se doivent également d'être particulièrement productives, tout en étant plus soumises, en ayant moins tendance à piquer  et même à essaimer. 

Vous pouvez voir ci dessous, une des méthodes fréquemment utilisées pour trouver des lignées dociles consiste à inséminer artificiellement des reines avec le sperme d’un mâle. Le sperme est collecté à la microseringue en décapitant le mâle et en pressant son abdomen afin d’obtenir une éjaculation complète. La reine, quant à elle, est anesthésiée et maintenue dans un tube de verre d’où dépasse l’extrémité de son abdomen, dont l’orifice génital est gardé ouvert par des écarteurs. La seringue est alors introduite dans l’orifice pour injecter le sperme choisi.

L'abeille épuisée

Cette abeille brevetée hybride extrêmement productive est une des abeilles les plus massivement importées en France depuis les années 1990. Une colonie de Buckfast est capable de produire jusqu’à 40 kg de miel en une saison.Cependant, cette productivité sera réelle seulement la première année. Les abeilles vont finir par s’épuiser, ce qui obligera les apiculteurs à acheter de nouvelles reines.

Problématique ici semblable à celle des OGM en agriculture : La Buckfast est issue d’un croisement génétique précis, qui rend la reproduction impossible par les apiculteurs. En effet, si l’hybridation est répétée suite à un accouplement de la reine Buckfast par des males voisins (issus de Buckfast ou non), les nouvelles abeilles seront beaucoup plus fragiles (combinaisons de gènes disharmonieuses suite à ce phénomène d’hybridations répétées). L’abeille sera donc vite fragilisée et amenée à essaimer, c’est pourquoi l’apiculteur provoquera un essaimage artificiel, qui consiste à insérer une nouvelle reine dans la colonie afin de maintenir une bonne production. La nouvelle reine Buckfast ne fut pas élevée par cette même colonie, mais dans des couvents artificiels : une pratique contre-nature. 

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2. Essaimage.

Ces abeilles ont également moins tendance à essaimer. C'est un besoin naturel de perpétuer l'espèce. L'essaimage non contrôler est une des principales problématiques de l'apiculteur. En effet, si sa colonie essaime, il perdra sa reine et la bonne moitié de sa colonie. Pour contrer cette perte de main d'oeuvre, l'apiculteur se doit d'observer la colonie et de déceler les signes: 

  • L’essaimage est un besoin naturel. Le besoin de perpétuer l’espèce.

  • Une chaleur excessive et une faible ventilation de la ruche.

  • Le manque de place.

  • L’âge de la reine (2 ou 3 ans et plus).

  • Une miellée riche en pollen (ex : colza, pissenlit).

  • Une période de claustration après une miellée favorisante (plusieurs jours de pluie).

  • Un déséquilibre dans la colonie entre couvain ouvert et couvain fermé, entre les jeunes abeilles et les butineuses.

  • Une déficience de sécrétions hormonales de la reine par rapport au nombre d’abeilles de la colonie.

Pour empêcher l'essaimage:

  • Agrandir les ruches suffisamment tôt afin de ne pas bloquer la ponte de la reine (pose des hausses) à partir de six cadres de couvain et suppression des cadres de provisions dans le corps).

  • Donner des cadres à construire dans le corps et aussi dans les premières hausses.

  • Bien ventiler les colonies , plateaux grillagés et entrées non réduites.

  • Eviter les miellées favorisantes (colza, pissenlits) pendant la période d’élevage, tout au moins avec des colonies déjà trop développées.

  • Surveiller chaque semaine jusqu’au fond des corps pendant la période critique.

Ca c'etait la partie cool, 

On peut également supprimer un élevage royal abondant laissant présager un essaimage prochain.

Si le rucher comporte un bon nombre de colonies, la destruction des cellules royales prend trop de temps, Une autre consiste à fuir des conditions trop favorables en transhumant dans un secteur ou la miellée est plus pauvre mais les stocks de pollen emmagasinés dans les cadres de corps atténuent l’effet escompté.

Le clippage  des ailes, pour empêcher la reine de partir. Il faut savoir que les ailes des abeilles sont composées de nervures. Ces nervures (ou veines) sont des structures creuses formées par le couplage des parois supérieures et inférieures de l’aile. Les plus grosses peuvent contenir des nerfs, des trachées, et de l’hémolymphe, un liquide circulatoire des arthropodes (insectes, arachnides…) dont le rôle est analogue au sang et au liquide interstitiel des vertébrés. clairement non indolore.

Une autre solution consiste à faire perdre toutes ses butineuses à la colonie fiévreuse en la déplaçant de jour de quelques mètres. Les abeilles orphelines se verront confiées quelques cadres de couvain blanc dans une ou plusieurs hausses à l’emplacement d’origine.

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3. LA TRANSUMANCE, Kesako?

5. Des ruches adaptées  à l'homme et non à l'abeille.

L’entrée de la ruche est très large afin que les abeilles butineuses puissent entrer et sortir de la ruche très rapidement. Cependant, cette large entrée favorisera l’entrée de parasites ou de prédateurs, tels la teigne, le varroa ainsi que le frelon asiatique, ce qui entraine le traitement des abeilles par l’apiculteur. 

La plupart du temps, une trop grande quantité des provisions accumulées par la ruche pour la période hivernale est prélevée par l’apiculteur (le miel, le pollen via des pièges à pollen, la gelée royale ainsi que la propolis). Souvent, il ne reste rien à l’abeille à la fin de la saison. C’est pourquoi ces apiculteurs devront généralement ajouter du sucre afin de substituer le manque de réserve de miel dédié à la ruche. L’abeille devra donc transformer ce sucre en miel, ce qui lui demandera beaucoup plus d’efforts pour un produit de moindre qualité. Cette pratique consiste au déplacement des ruches à différent endroits (de nuit afin que toute la colonie soit rentrée dans la ruche) en fonction des floraisons. Cette pratique très ancienne date de l’Antiquité. Cependant, certains grands producteurs de miel en apiculture conventionnelle déplacent jusqu'à cent ruches en même temps, à travers différentes régions  en les disposant sur un grand camion. Dans ces conditions, la transhumance peut poser problème : les abeilles de producteurs locaux peuvent entrer en concurrence avec ces abeilles « de passage ». Des grandes quantités de ruches soudainement installées peuvent aussi influer sur les ressources que possèdent les abeilles sauvages, ainsi que sur le respect des races d’abeilles domestiques locales (due à des hybridations fragiles entre abeilles locales et abeille Buckfast).

Les pesticides  neacotinoides

3. LA PROPAGATION DES MALADIES

Les insectes d’élevage sont moins résistants. Leur concentration dans des ruchers augmente les contaminations. Pour ne rien arranger, les outils des apiculteurs propagent facilement la plupart des maladies virales, bactériennes, fongiques et parasitaires des abeilles. C’est le cas de la loque américaine par exemple, qui attaque le couvain et dont l’une des méthodes d’éradication consiste à détruire les ruches et leurs habitantes par le feu.

Parmi ces parasites,  le varroa destructor est une des causes principales de l'affaiblissement d'une colonie. Il se nourrit de l'hémolympe de la nymphe ou de l'abeille adulte. Présent sur tout le territoire métropolitain.

En apiculture, on accorde beaucoup d'attention à cette maladie  qui est dévastatrice avec les abeilles. Mais oublie souvent de mentionner la cause de la venue de ce parasite. 

En effet, le varroa est un acarien parasite de l'abeille adulte mais aussi des larves et des nymphes. Il est venant de l'Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens d'une espèce d'abeilles asiatique qui résiste à ses attaques, au contraire de l'abeille domestique européenne Apis mellifera. Vous l'aurez compris c'est à cause du commerce d'abeille et de la transumance que les espèces qui n'étaient pas censé cohabiter, se rencontrer et on échangé des parasites auquels les européennes n'étaient habituée ni armé. On dit merci l'exploitation des abeilles.

Le pretexte de la creation des abeilles Buckfast.

Bio Non bio .

 Dans le cas où le parasite touche une ruche écologique, le traitement des abeilles se fera hors de la ruche grâce à des produits naturels, pour ensuite installer la colonie dans une nouvelle ruche. Dans le cas de l’agriculture conventionnelle, on traite l’ensemble de la ruche (le miel, la cire…).

Il est toujours bon de préciser que - comme pour tous les êtres vivants - plus les abeilles sont fatiguées, plus la ruche sera susceptible d’attirer des parasites.