LE CACAO

PAR MANGEUSE DHERBE

Le cacaoyer était très consommé chez les aztèques soit en échangeant les fèves soit en fabriquant une boisson.

En Guadeloupe, on l'oublie souvent mais les cacaoyers poussent tout seuls dans les hauteurs, et les endroits humides qui reçoivent de bonnes doses de pluie. Si vous avez suivie mes aventures dans ma story "Karukera" notamment aux chutes du Carbet, La Basse-Terre est un endroit tout indiqué pour son épanouissement. Pointe-Noire, Gourbeyre, Trois-Rivières et Capesterre dans la région de la Basse Terre avec ses hauteurs et son humidité furent des espaces de culture de cacao de choix.

Une denrée de choix que nous consommons énormément sans même savoir (pour ma part) sous quelle forme elle se présente initialement, et sans même savoir que ce fruit est disponible aux Antilles, aussi accessible à cueillir qu'une mangue, enfin avec un koutla en plus :) :) pour détacher la cabosse de son arbre.

C'est un fruit que j'ai découvert dernièrement, et qui est vraiment fascinant. Pour l'ouvrir, j'ai utilisé un marteau, il s'est cassé bien net au milieu comme une noix de coco en beaucoup moins éprouvant  ! Chaque cabosse contient de 30 à 50 graines entourées d'une pulpe blanchâtre. Qui représente pour moi un sacré niveau de plaisir brand new ! En effet, en janvier ce n'est absolument pas la période des quenettes, j'étais dans un niveau de frustration terrible !! Et bien grace aux cabosses j'ai trouvé mon fruit de saison avec un nouveau à suçauter et gratter ( si ou sav' ou sav').  Bon petit bémol, l'intérieur de la cabosse est quand même assez cauchemardesque, on dirait qu'elle renferme un gros Alien. Une sorte de moche-beau fascinant et étonnant.

 

Je vous laisse apprécier en photo. Je profite de cet article pour vous faire découvrir ou redécouvrir Naomi Martino, la première caribéenne à recevoir un prix lors du salon du chocolat. Elle n'avait pas postulé pour ce titre de meilleur espoir, ce sont les organisateurs du salon qui ont contacté la jeune femme. Un produit made in Gwadloup'.

Du chocolat 100% local c'est ce que produit Naomi Martino. La jeune femme n'utilise que du cacao de notre île et des épices et fruits cultivés localement et c'est ce qui a séduit le jury du salon. C'est en effet son savoir-faire et la valorisation des produits du terroir qui ont fait pencher la balance en sa faveur. Dans la fabrication, en revanche, la chocolatière mélange les techniques de ses grands-mères et le travail du cacao qu'elle a appris durant ses formations dans l'hexagone.  Elle est domicilié  à Capester et son chocolat est juste incroyable ! 

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