L'antispécisme décolonial

Changer sa perception du vivant dans son intégralité.

Antispé Kesako ?

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Pour commencer, je vous propose un Extrait de l'article du PACTE, que vous pouvez retrouver en détail ici.

"Le mot de spécisme apparait pour la première fois en 1970 sous la plume de Richard D. Ryder, psychologue britannique, auteur de l'ouvrage Victims of Science. Cinq ans plus tard, en y consacrant le dernier chapitre de son livre le plus célèbre, La Libération animale, Peter Singer développe et vulgarise ce nouveau terme.


L'antispéciste s'oppose d'abord - mais pas uniquement - à l'anthropocentriste. Ce-tte dernier-ère considère l'humanité comme absolument supérieure aux autres espèces.l'exploitation et la mise à mort des autres espèces qui n'existeraient sur la terre que pour servir à l'espèce humaine. Or, chaque individu de chaque espèce partage avec tous les autres l'intérêt à ne pas être traité comme un objet, un bien, une marchandise. Chaque individu de chaque espèce partage avec tous les autres le droit à être le-la maître-sse et l'artisan-e de sa vie. 

Il s'oppose aussi à une classification arbitraire, une hiérarchisation des animaux non humains, qui est effectuée par les spécistes uniquement selon leur bon plaisir et en fonction de leurs différents et propres plaisirs."

Vous l'aurez compris l'antispécisme repose sur ce refus de hiérarchisation de la vie animal non humaine et humaine . Le spécisme, un système ideologique qui définit par des principes arbitraires (culturel, antropocentrique, moraux...), l'exploitation du vivant. Il y pose des rapports de forces moraux et physiques tellement ancrée depuis notre plus jeune âge, qui nous permet dans le plus grand des calmes de calinés l'un et d'en consommer un.e autre. Il est considéré comme un des ciments de notre dissonance cognitives pour continuer à exploiter, tuer, torturer, ou payer pour ça.

 

Là je vous vois vous dire okay okay c'est bien clair comme çà, d'où viendrait la nécessité d'un spécisme décolonial. C'est quoi le problème avec l'antispécisme mainstream, dit "blanc"? 

C'est ce que l'on va voir ensemble de suite !

Le spécisme : une pensée racialiste issue de la colonisation.

1 ère problématique, lorsque l'on parle du spécisme tel qu'on le connait aujourd'hui, on a l'impression que c'est l'héritage d'un processus d'évolution plus ou moins naturel et qu'à présent on peut faire autrement, manger autrement, il est tant de développer cette considération envers autrui. Cette lutte est entourée de brouillard historique. Or, le specisme et la perception du vivant moderne est la résultante d'une pensée blanche occidentale. Loin de moi l'idée de dire que consommer des animaux est une pratique seulement occidentale. Néanmoins, ici, je vous parle de CETTE machine mortifaire qui rend acceptable la propritété, l'absence de liberté, la cruauté banalisé, broyeuse d'êtres vivants le tout saupoudrer de paillettes et d'humanisme, de domination et d'oppression. Voilà c'est de ça dont je parle.

 

Au XVII siècle, le petit coco Descartes conceptualise l'animal-machine. Une thèse de la métaphysique selon laquelle le comportement des animaux est semblable aux mécanismes des machines. Comme les machines, les animaux seraient des assemblages de pièces et rouages, dénués de conscience ou de pensée.  Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?? Je vous mets plus bas les beaux dessins du gars pour démontrer qu'un animal qui émet un cri n'a pas mal, et s'agit seulement de la résultante d'une suite de mécanisme. WTF. 

On peut y constater quelques traces d'une pensée dissonante qui nous éloigne le plus possible du vivant. Mode Saroumane activé pour celleux qui ont la ref. l'ère de la machine et de l'industrie.

 "Comme le dit Frantz Fanon, la race a été épidermisée, mais fondamentalement la race est un système établi à l’échelle mondiale qui suit les degrés d’Humanité et se reflète dans nos institutions. C’est une erreur de penser que la race et le racisme ont toujours existé.  Mais la race est une idée nouvelle. La race est un système très spécifique qui n’existait pas et ne pouvait pas exister avant qu’un petit groupe de personnes ne déclare qu’il voulait littéralement prendre le contrôle de la planète et l’homogénéiser à son image. C’est la clé. La pensée raciale est la globalisation d’une conception locale du soi car, pour réaliser cet objectif, il faut coloniser le concept même d’être « humain »."Extrait de l'Amorce 

En decoule, un monde qui oppose l'être humain et son autre l'animal bien sur. Le curseur de l'Anti humain. Mais pour que ce système de domination fonctionne il faut des êtres humains pas si humains à l'interieur. Pour se hisser sur les autres il faut leur faire intégrer et créer des inégalités justifier par toutes sortes de nouvelles allocutions racistes. C'est ainsi, je préparais cet article et que je cherchais une definition de l'antispécisme que je suis tombée sur Le PACTE, je n'etais pas encore en mode "cherche à quel point l'antispé mainstream est problématique" que la suite de l'article m'a offert sur un plateau un tableau de l'indecence quand on parle traitement de tous les animaux humains. 

""L'humain-e n'a pas cherché à « humaniser » l'esclavage, celui-ci a été aboli (...)Des philosophes humanistes comme Montaigne au 16ème siècle et comme les Lumières au 18ème siècle - Voltaire, Rousseau - prirent en compte le monde animal et la nécessité pour l'humain-e de le respecter(...)la défense de ces droits a pu s'exprimer lors de certaines époques éclairées de l'histoire en simultanéité avec une esquisse de protection animale. Victor Hugo, Louise Michel, Victor Schœlcher furent aussi des ami-e-s des animaux. 

Voilà le type de phrase que l'on peut lire dans lors d'une rethorique antispé 

La problématique avec le veganisme blanc et l'antispécisme mainstream qui se veut soi-disant déconstruit mais qui sous le joug de la blanchité ne s'interroge pas voir très peu aux origines des maux et ici aux origines coloniales criminelles qui ont broyées des vies, falsifiées des savoirs. On est sur de l'antispécisme qui n'inclut ni antiracisme, ni decolonisations des esprits. Alors je vous le demande cet antispécisme qui est censé prendre en compte TOUS les animaux, comprend-t'il les animaux humains de tout ethnies? Clairement pas puisque le racisme crasse, s'il n'est pas déconstruit est bien ancré dans tous les comportements et encore plus dans ce type d'idéologies bienfaitrices (ombre saviorism). On pourrait imaginer que l'on ne peut s'insurger de tout... or, le spécisme est tellement lié au racisme, qu'il y prend ces racines. Comment tenter de détruire un modèle oppressif si on en ignore les fondations, et les répercutions actuels. De plus, les personnes racisées ne se sentent pas incluent, comprises dans un mouvement de démantèlement systémique où elles ont tout à gagner, et qui leur appartient. (à venir dans un article sur l'héritage vegan afrodiasporique). Il est nécessaire de reconnaître que le specisme s'inscrit dans une logique contemporaine si l'on souhaite s'attaquer à la racine du problème.  

All Live Matters and other bullshitance.

L'antispécisme mainstream une recette du tout le monde sont les mêmes, sous cette apparente égalité, universalité, se cache la silenciation des expériences humaines systémiques qui n'appartiennent pas à la NORME.

Serait-ce une coïncidence si les #alllivesmatter sont énormément ressortis sur les comptes de veganisme mainstream lors des manifestations pour les droits des personnes noires ? Etonnant, que cette réthorique se retrouve dans les discours de personnes blanches qui font clairement semblant de ne pas comprendre les enjeux de prêter attention à ces vies. Les fameux : Nous sommes toutes des personnes qui comptent, pourquoi nous labelisés, catégorisé en black vegan, white vegan, asian vegan ... Nous définir, il n'y a aucunes différences., nous sommes juste des HUMAINS... on est tous les même ?! " Ce discours universaliste nie les rapports de force systémiques, résultant d'une justice à deux vitesses. Il est symptomatique du Color blind et ne fait que invisibiliser la parole des personnes qui se battent pour leurs VIES. L'antispecisme décolonial, ce n'est pas penser que tout le monde est pareil, au contraire c'est reconnaitre ces dynamiques de pouvoir, ces injustices, ces privilèges et agir en conséquences et souvent différemment, parce que nous sommes pas tous issus de la norme (race, sexe, genre....). Certaines vies valent moins que d'autres, c'est indéniable. Imaginez seulement un vegan antispéciste hurler "ma vie aussi compte" sous un post animaliste qui démontre à quel point la vie animale ne compte pas. Ce serait franchement insensé.

Revendiquer son appartenance au règne animal quand on est noir.e.

Eclater la barrière de la hiérarchisation animale n'est pas chose aisée pour les personnes racisées et ici noire. En effet, bien sympathiques ces antispé blancs qui revendiquent du jour au lendemain leur animalité, ce sont des mammifères et ils en sont fiers. Parfait j'ai envie de dire OK parce qu'en effet nous sommes des mammifères Néanmoins ce discours ne fonctionne pas sur tout le monde. Car pouvoir se reconnecter au règne animal de la sorte, denote aussi le privilège d'etre un être humain à par entière et incontesté.

L'occident a mis en place l'animal comme référence de l'anti-Humain. Combien d'entre nous ont vu et voit encore leur humanité questionnée, leur corps fetichisé, deshumanisé, leur vies détruites, leur ancêtres réduits au rôle de bien meuble.

La binarité une conception occidentale qui sert de curseur.

l’Humain et l’Animal sont des catégories sociales : elles représentent ce que c’est que d’être un « véritable » humain et ce que c’est que d’être le contraire.

 Les gens ne réalisent pas que leur refus de se remettre en question au sujet des animaux non humains est une marque du trou gigantesque que la pensée raciale creuse dans notre âme.

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